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Audiovisuel public : le rapport choc qui veut tailler dans France Télévisions

Après des mois de tensions, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'audiovisuel public a adopté de justesse un rapport de plus de 550 pages. Au menu : fusions de chaînes, suppressions et plus d'un milliard d'euros d'économies.

Charles Alloncle. Photo : Tocsin / CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

Plus de quatre mois de travaux, des auditions sous haute tension et, au bout, un vote serré. Le 27 avril 2026, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'audiovisuel public a adopté le rapport de Charles Alloncle par 12 voix contre 10. Un texte qui propose de redessiner en profondeur France Télévisions et ses chaînes.

Une commission née d'un droit de tirage

La commission d'enquête « sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public » a été créée le 28 octobre 2025, à l'initiative du groupe Union des droites pour la République (UDR), qui a utilisé son droit de tirage annuel.

Le 12 novembre 2025, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) en est élu président et Charles Alloncle (UDR) désigné rapporteur. Les auditions s'enchaînent, dont celles du président de l'Arcom, Martin Ajdari, et de la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte-Cunci.

Des travaux sous tension

Très vite, l'ambiance se tend. Le président de la commission reproche publiquement au rapporteur une « hypermédiatisation » qui, selon lui, nuit à la crédibilité et à l'impartialité des travaux.

Jérémie Patrier-Leitus va jusqu'à dénoncer un « détournement » de la commission, transformée selon lui en « procès individuels » et en « tribunal politique ».

« Un tribunal politique. »Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission
Jérémie Patrier-Leitus
Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d'enquête. Photo : TrisHR / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Un vote arraché de justesse

Le 27 avril 2026, réunis à huis clos pendant plus de quatre heures, les députés adoptent le rapport par 12 voix contre 10, et 8 abstentions. Le document, de plus de 550 pages, est publié le 5 mai 2026.

Signe des désaccords, il s'ouvre sur un long avant-propos du président de la commission, qui y exprime ses réserves sur la conduite des travaux.

Ce que propose le rapport

Parmi les 69 recommandations du rapporteur :

Et maintenant ?

Un rapport de commission d'enquête n'a pas force de loi. Ses recommandations devront, pour s'appliquer, être reprises par le gouvernement ou faire l'objet de textes votés par le Parlement. Mais le débat sur l'avenir et le coût de l'audiovisuel public, lui, est relancé.

Sources

  1. LCP, « Commission d'enquête sur l'audiovisuel public : le rapport de Charles Alloncle publié », 05/05/2026
  2. LCP, « Le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public fustige Charles Alloncle »
  3. Franceinfo, « Quelles suites après l'adoption du rapport de Charles Alloncle ? »
  4. Assemblée nationale, page de la commission d'enquête
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French public broadcasting: the shock report that wants to cut France Télévisions down

After months of tension, the French National Assembly's inquiry into public broadcasting narrowly adopted a report of more than 550 pages. On the menu: channel mergers, closures and over a billion euros in savings.

Charles Alloncle. Photo : Tocsin / CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

More than four months of work, highly charged hearings and, at the end, a tight vote. On 27 April 2026, the French National Assembly's inquiry into public broadcasting adopted Charles Alloncle's report by 12 votes to 10. A text that proposes a deep redesign of France Télévisions and its channels.

An inquiry born from a drawing right

The inquiry into “the neutrality, functioning and funding of public broadcasting” was created on 28 October 2025 at the initiative of the Union des droites pour la République (UDR) group, using its annual drawing right.

On 12 November 2025, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) was elected chair and Charles Alloncle (UDR) appointed rapporteur. Hearings followed, including those of Arcom president Martin Ajdari and France Télévisions chief Delphine Ernotte-Cunci.

Work under tension

The atmosphere soon soured. The chair publicly accused the rapporteur of “hyper-mediatisation” that, in his view, damaged the credibility and impartiality of the work.

Jérémie Patrier-Leitus went as far as denouncing a “diversion” of the inquiry, turned in his words into “individual trials” and a “political tribunal”.

“A political tribunal.”Jérémie Patrier-Leitus, chair of the inquiry
Jérémie Patrier-Leitus
Jérémie Patrier-Leitus, chair of the inquiry. Photo : TrisHR / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

A narrowly won vote

On 27 April 2026, meeting behind closed doors for more than four hours, MPs adopted the report by 12 votes to 10, with 8 abstentions. The document, over 550 pages long, was published on 5 May 2026.

A sign of the disagreements: it opens with a long foreword by the chair, who sets out his reservations about how the work was conducted.

What the report proposes

Among the rapporteur's 69 recommendations:

What's next?

An inquiry report is not law. To take effect, its recommendations must be taken up by the government or passed by Parliament. But the debate over the future and cost of public broadcasting has been reignited.

Sources

  1. LCP, « Commission d'enquête sur l'audiovisuel public : le rapport de Charles Alloncle publié », 05/05/2026
  2. LCP, « Le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public fustige Charles Alloncle »
  3. Franceinfo, « Quelles suites après l'adoption du rapport de Charles Alloncle ? »
  4. Assemblée nationale, page de la commission d'enquête