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Trump rebaptise l'IA « Super Intelligence » et fait signer un pacte aux géants de la tech

Le 29 septembre 2026, Donald Trump a réuni à la Maison-Blanche les patrons de Meta, Nvidia, Google, OpenAI, xAI et Anthropic. Au programme : un accord volontaire sur la « super intelligence » et un décret qui change jusqu'au vocabulaire de l'administration.

Donald Trump. Photo : Daniel Torok / Public domain, via Wikimedia Commons

Fini l'« intelligence artificielle ». Par décret, Donald Trump a ordonné à son administration de parler désormais de « Super Intelligence ». Et pour marquer le coup, il a réuni le 29 septembre 2026 à la Maison-Blanche les dirigeants des entreprises les plus puissantes du secteur, priés de signer un pacte censé encadrer cette technologie.

Un pacte sans gendarme

Le « White House Accord on Super Intelligence » a été signé par Meta, Nvidia, Google, OpenAI, xAI et Anthropic. Il prévoit quatre niveaux de contrôle interne : des garde-fous techniques, des équipes de supervision, des auditeurs indépendants et des comités au sein des conseils d'administration.

Mais l'accord ne prévoit aucune sanction en cas de manquement, et les entreprises ne sont pas obligées de rendre publics les résultats des audits. Le texte laisse toutefois la porte ouverte à de futures obligations inscrites dans la loi.

« Il y aura un énorme aspect d'autorégulation. »Donald Trump (traduit)

Un virage déjà amorcé

Ce sommet s'inscrit dans une série de décisions. Le 2 juin 2026, un premier décret avait déjà demandé aux agences fédérales de bâtir un cadre volontaire d'échanges avec les développeurs des modèles d'IA les plus avancés, de renforcer la cyberdéfense fédérale et de créer un centre de coordination sur la cybersécurité liée à l'IA.

Le paradoxe des signataires

Les entreprises signataires avaient elles-mêmes, par le passé, réclamé des règles contraignantes. Chez Anthropic, Dario Amodei avait plaidé pour une « régulation contraignante » ; Demis Hassabis, chez Google DeepMind, avait proposé un organisme fédéral de surveillance.

Au Congrès, le sénateur Bernie Sanders et le représentant Greg Casar ont déposé un texte qui va dans l'autre sens : le Ban Artificial Superintelligence Act, qui propose d'interdire durablement le développement de la super intelligence et de geler l'IA avancée tant que des règles de sécurité n'existent pas.

Sources

  1. Al Jazeera, « How does Trump's White House AI accord work? », 30/09/2026
  2. Maison-Blanche, « Fact Sheet: President Donald J. Trump Inaugurates The Era of Super Intelligence », 09/2026
  3. Skadden, « New AI Executive Order Calls for Frontier Model Security… », 06/2026
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Trump renames AI “Super Intelligence” and gets the tech giants to sign a pact

On 29 September 2026, Donald Trump brought the heads of Meta, Nvidia, Google, OpenAI, xAI and Anthropic to the White House. On the agenda: a voluntary accord on “super intelligence” and an executive order that changes even the administration's vocabulary.

Donald Trump. Photo : Daniel Torok / Public domain, via Wikimedia Commons

No more “artificial intelligence”. By executive order, Donald Trump has told his administration to speak of “Super Intelligence” from now on. And to mark the moment, on 29 September 2026 he gathered at the White House the leaders of the most powerful companies in the sector, asked to sign a pact meant to oversee the technology.

A pact without a policeman

The “White House Accord on Super Intelligence” was signed by Meta, Nvidia, Google, OpenAI, xAI and Anthropic. It sets out four layers of internal control: technical safeguards, oversight teams, independent auditors and board-level committees.

But the accord includes no penalties for breaches, and companies are not required to publish audit results. The text does, however, leave the door open to future obligations written into law.

“There will be a tremendous self-policing aspect.”Donald Trump

A shift already under way

The summit is part of a series of decisions. On 2 June 2026, an earlier executive order had already told federal agencies to build a voluntary framework for engagement with developers of the most advanced AI models, strengthen federal cyber defences and set up a clearinghouse on AI-related cybersecurity.

The signatories' paradox

The signatory companies had themselves, in the past, called for binding rules. At Anthropic, Dario Amodei had argued for “binding regulation”; Demis Hassabis, at Google DeepMind, had proposed a federal watchdog.

In Congress, Senator Bernie Sanders and Representative Greg Casar have introduced a bill going the other way: the Ban Artificial Superintelligence Act, which proposes a lasting ban on developing super intelligence and a pause on advanced AI until safety rules exist.

Sources

  1. Al Jazeera, « How does Trump's White House AI accord work? », 30/09/2026
  2. Maison-Blanche, « Fact Sheet: President Donald J. Trump Inaugurates The Era of Super Intelligence », 09/2026
  3. Skadden, « New AI Executive Order Calls for Frontier Model Security… », 06/2026