Le monde pensait sortir enfin de la série de crises. Le conflit au Moyen-Orient en a décidé autrement. Le 22 septembre 2026, l'ONU a publié la mise à jour de son rapport sur la situation économique mondiale : croissance revue à la baisse, inflation qui repart, et des pays en développement en première ligne.
Le retour du choc pétrolier
Le baril de Brent tourne autour de 100 dollars, en hausse d'environ 40 % depuis février. Le diesel, le kérosène et le fioul ont grimpé encore plus fort.
Conséquence directe : l'inflation, que les banques centrales pensaient maîtriser, repart. Les baisses de taux sont repoussées et les taux d'emprunt à long terme atteignent leurs plus hauts depuis plusieurs années.
Une croissance au ralenti
L'ONU prévoit désormais une croissance mondiale de 2,6 % en 2026 et de 2,9 % en 2027, loin des 3,2 % d'avant la pandémie. Une récession mondiale a été évitée, mais la reprise reste fragile.
« Un nouveau choc pour une économie mondiale déjà fragilisée. »Selon les Nations unies
Les pays pauvres en première ligne
Les pays en développement sont les plus vulnérables : coûts d'emprunt élevés, accès limité au financement et marges budgétaires réduites leur laissent peu de moyens pour absorber un nouveau choc.
L'IA, l'amortisseur inattendu
Seule bonne nouvelle : la demande liée à l'intelligence artificielle soutient l'investissement et le commerce. Les échanges de marchandises ont progressé de 5,4 % sur les cinq premiers mois de l'année, portés par les semi-conducteurs et l'électronique.
Mais l'ONU met aussi en garde contre une possible correction sur les actifs liés à l'IA. Le moteur qui tient l'économie mondiale pourrait aussi devenir un risque.
